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2018

 

Dispositif électronique

Sculpture interactive

Le dispositif évoque un parterre de champignons, les fils électriques disposés de manière organique longent le socle qui n’est pas sans rappeler le tronc d’un arbre. Sur le dessus du socle on peut observer l’électronique s’activer, décider, avec des sons de pluie, c’est l’automne.

 

Quoi de plus plaisant qu’une belle rencontre?

Que l’on aille à la cueillette de champignons, faire les galeries ou autre promenade, il peut être frustrant de revenir bredouille. 

Pourtant, nous ne sommes pas détenteur de tous les paramètres. 

Le champignon est particulièrement malin, capable d’une intelligence que nous ne maîtrisons pas toujours, il cumule les conditions de ses apparitions avec des interaction obscures. Dès le stade du spore, il est capable de 

calculer d’après l’hygrométrie, la température mais aussi ses variations, d’après la lune et la présence antérieure de congénères s’il convient de pousser. Tout ceci revêt un mystère quasiment aussi grand que celui de la rencontre 

esthétique. Qu’est ce qui détermine que nous tomberons en pâmoison devant telle ou telle oeuvre? Les conditions, l’oeuvre, son histoire, la notre, l’artiste, son histoire, cette galerie, ce musée, celui ou celle qui nous accompagne… si les philosophes se posent la question depuis la nuit des temps c’est qu’il y a bien là un assez beau mystère. 

 

Ici ce n’est pas un dialogue entre hormones de champignons qui va 

déterminer l’activation ou non du dispositif, mais les conditions du lieux 

d’exposition, les interactions avec les potentiels visiteurs de la pièce. Un cœur d’intelligence artificielle déterminera, en fonction de ce qu’elle retiens du modèle de pousse du champignon, s’il est opportun ou non d’allumer des ampoules, ou de les éteindre, et à quel rythme. 

Le potentiel d’action végétal est donc rapporté au potentiel esthétique d’œuvre, d’une rencontre. 

 

L’interaction n’est pas directe, si les mouvement des passants sont pris en compte en permanence par leur masse corporelle, leur son, et leur lumière, aucune interaction ne garantie te ou tel effet. Seule la machine est en charge, par son imagination artificielle de l’allumage ou non des ampoules. Le contact devient mystère, paranormal, on se prends au jeu en imaginant une connexion para-intéractive  avec la machine.